Nous avons au début du film, la publication du livre de Bertrand Delanoé, qui s'intitule "De l'audace", où il explique clairement que pour lui, être socialiste et libéral, c'est compatible, et non seulement il le dit, mais il l'assume.
Pour lui être libéral, c'est être libéral au sens politique du mot, c'est être partisan d'une idéologie des libertés, c'est être démocrate, c'est ce qu'ont toujours dit Jaurès, Blum, Mitterrand...
Ségolène Royal fait alors irruption en condamnant, en termes vifs, le mariage du libéralisme et du socialisme. "Totalement incompatible", assène-t-elle.
Mais que n'a-t-elle donc rien dit alors qu'elle était de 1982 à 1984 chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République, et ensuite au affaires sociales et à l'environnement jusqu'en 1988, très proche de François Mitterand, qui ne trouvait lui aucune incompatibilité entre être socialiste et libéral ?
François Mitterrand, avec Pierre Bérégovoy, a brisé le monopole des agents de change pour libéraliser les marchés financiers. Bérégovoy, qui fait en 1992, de Marie Ségolène sa ministre de l'environnement ne déclenche pas chez elle la moindre critique du libéralisme.
De 1997 à 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, puis Ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées de 2000 à 2002 sous le Gouvernement Jospin.
Tout est au beau fixe pour l'amie Marie Ségolène dans ce gouvernement.
Mais à y regarder de prés que voit-on ?
Selon l’édition 2001 de L’Etat de la France (La Découverte), en 1986-1988, Chirac avait vendu pour 100 milliards de francs (valeur 1999) d’actifs publics. De 1993 à 1997, Balladur et Juppé : 140 milliards. En 1997 et 1998, Jospin : 240 milliards.
La gauche a fait ce que la droite n’avait pas osé, en terme de libéralisme : lever le tabou de la privatisation des services publics, en vendant de larges parts de France Telecom et d’Air France, cette dernière sous l’égide du ministre communiste Gayssot et le grand silence de Marie Ségolène.
De 1986 à 2002, se sont près de 3 000 entreprises publiques employant plus de 1 000 000 de personnes qui basculent dans le secteur privé (le Monde du mardi 9 avril 2002).
Marie Ségolène oblige son ex-concubin, François Hollande, à intervenir pour lui rappeller l'ordre juste en ces termes :
"La querelle des mots est regardée comme irréelle. Chacun sait bien que le socialisme procéde du mouvement pour la liberté, et que le libéralisme politique né au XIXe siècle, prolongeant la philosophie des Lumières, a inspiré l'action des socialistes tout au long des décennies passées"
Mais la belle, en plus d'énormes trous de mémoire, souffre également de surdité et persite dans un entétement qui lui est maintenant coutumier.
Selon Le Point (lien) : Ségolène Royal a réaffirmé mardi, après que Bertrand Delanoë eut défendu "le libéralisme", que les socialistes ne devaient pas "aller piocher à la droite son idéologie et son vocabulaire".
"Il n'y a pas besoin d'aller piocher à la droite son idéologie et son vocabulaire. On sait ce que cette idéologie recouvre (...) Le libéralisme a déjà fait des dégâts considérables"
Le capitalisme détruit les hommes et les femmes (...) C'est ça, le libéralisme", a déclaré la candidate PS défaite à l'élection présidentielle.
Elle a dénoncé dans cette idéologie "des concepts qui sont à la source même des malheurs et des désordres du monde". "Désolée, je ne partage pas cette façon de parler", a-t-elle ajouté, évoquant "un vrai clivage" et récusant qu'il s'agisse de "postures".
Selon Mme Royal, ce "n'est pas exact" de dire que M. Delanoë ne se range pas dans le camp du libéralisme économique. Elle s'est toutefois refusée à une discussion avec les journalistes à partir des propos du maire de Paris.
Comme on lui faisait remarquer que dans sa campagne présidentielle, elle avait loué "la liberté d'entreprendre" et "le goût du risque", l'ex-candidate a répondu que c'était "parfaitement cohérent" avec sa critique du libéralisme aujourd'hui.
Interrogée pour savoir si elle remettait en cause les privatisations, des mesures d'inspiration libérale, décidées sous le gouvernement Jospin, auquel elle appartenait, Ségolène Royal n'a pas voulu "revenir sur ces questions".
Quant à savoir si la dénonciation du libéralisme économique est compatible avec l'alliance qu'elle prône avec le MoDem, qui se dit "libéral et social", elle a répliqué : "Je vous le dirai. J'aborderai cette question sans tactique et sans tabou".
Enfin, dans un éclair de lucidité, elle a dénoncé "une confusion des valeurs" alors qu'il faut aujourd'hui "une clarification".
Il semble effectivement que tout soit de plus en plus clair, Marie Ségolène s'est reconvertie dans le funanbulisme, il ne reste plus qu'à lui annoncer que ses amis vont bientôt enlever le fil, mais se trouvera-t-il quelqu'un pour sauver la belle ?
Pour lui être libéral, c'est être libéral au sens politique du mot, c'est être partisan d'une idéologie des libertés, c'est être démocrate, c'est ce qu'ont toujours dit Jaurès, Blum, Mitterrand...
Ségolène Royal fait alors irruption en condamnant, en termes vifs, le mariage du libéralisme et du socialisme. "Totalement incompatible", assène-t-elle.
Mais que n'a-t-elle donc rien dit alors qu'elle était de 1982 à 1984 chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République, et ensuite au affaires sociales et à l'environnement jusqu'en 1988, très proche de François Mitterand, qui ne trouvait lui aucune incompatibilité entre être socialiste et libéral ?
François Mitterrand, avec Pierre Bérégovoy, a brisé le monopole des agents de change pour libéraliser les marchés financiers. Bérégovoy, qui fait en 1992, de Marie Ségolène sa ministre de l'environnement ne déclenche pas chez elle la moindre critique du libéralisme.
De 1997 à 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, puis Ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées de 2000 à 2002 sous le Gouvernement Jospin.
Tout est au beau fixe pour l'amie Marie Ségolène dans ce gouvernement.
Mais à y regarder de prés que voit-on ?
Selon l’édition 2001 de L’Etat de la France (La Découverte), en 1986-1988, Chirac avait vendu pour 100 milliards de francs (valeur 1999) d’actifs publics. De 1993 à 1997, Balladur et Juppé : 140 milliards. En 1997 et 1998, Jospin : 240 milliards.
La gauche a fait ce que la droite n’avait pas osé, en terme de libéralisme : lever le tabou de la privatisation des services publics, en vendant de larges parts de France Telecom et d’Air France, cette dernière sous l’égide du ministre communiste Gayssot et le grand silence de Marie Ségolène.
De 1986 à 2002, se sont près de 3 000 entreprises publiques employant plus de 1 000 000 de personnes qui basculent dans le secteur privé (le Monde du mardi 9 avril 2002).
Marie Ségolène oblige son ex-concubin, François Hollande, à intervenir pour lui rappeller l'ordre juste en ces termes :
"La querelle des mots est regardée comme irréelle. Chacun sait bien que le socialisme procéde du mouvement pour la liberté, et que le libéralisme politique né au XIXe siècle, prolongeant la philosophie des Lumières, a inspiré l'action des socialistes tout au long des décennies passées"
Mais la belle, en plus d'énormes trous de mémoire, souffre également de surdité et persite dans un entétement qui lui est maintenant coutumier.
Selon Le Point (lien) : Ségolène Royal a réaffirmé mardi, après que Bertrand Delanoë eut défendu "le libéralisme", que les socialistes ne devaient pas "aller piocher à la droite son idéologie et son vocabulaire".
"Il n'y a pas besoin d'aller piocher à la droite son idéologie et son vocabulaire. On sait ce que cette idéologie recouvre (...) Le libéralisme a déjà fait des dégâts considérables"
Le capitalisme détruit les hommes et les femmes (...) C'est ça, le libéralisme", a déclaré la candidate PS défaite à l'élection présidentielle.
Elle a dénoncé dans cette idéologie "des concepts qui sont à la source même des malheurs et des désordres du monde". "Désolée, je ne partage pas cette façon de parler", a-t-elle ajouté, évoquant "un vrai clivage" et récusant qu'il s'agisse de "postures".
Selon Mme Royal, ce "n'est pas exact" de dire que M. Delanoë ne se range pas dans le camp du libéralisme économique. Elle s'est toutefois refusée à une discussion avec les journalistes à partir des propos du maire de Paris.
Comme on lui faisait remarquer que dans sa campagne présidentielle, elle avait loué "la liberté d'entreprendre" et "le goût du risque", l'ex-candidate a répondu que c'était "parfaitement cohérent" avec sa critique du libéralisme aujourd'hui.
Interrogée pour savoir si elle remettait en cause les privatisations, des mesures d'inspiration libérale, décidées sous le gouvernement Jospin, auquel elle appartenait, Ségolène Royal n'a pas voulu "revenir sur ces questions".
Quant à savoir si la dénonciation du libéralisme économique est compatible avec l'alliance qu'elle prône avec le MoDem, qui se dit "libéral et social", elle a répliqué : "Je vous le dirai. J'aborderai cette question sans tactique et sans tabou".
Enfin, dans un éclair de lucidité, elle a dénoncé "une confusion des valeurs" alors qu'il faut aujourd'hui "une clarification".
Il semble effectivement que tout soit de plus en plus clair, Marie Ségolène s'est reconvertie dans le funanbulisme, il ne reste plus qu'à lui annoncer que ses amis vont bientôt enlever le fil, mais se trouvera-t-il quelqu'un pour sauver la belle ?

3 commentaires:
Les socialistes, c'est bien connu, mise à part faire la morale aux autres et critiquer, ne sont pas bons à grand chose d'autre. La preuve : il suffit de se reporter au " livre noir " publié par l'UMP sur la gestion calamiteuse des Régions par les Roses, Rouges, Verts. l'auteur de ce bilan, Roger Karouchi, Secrétaire d'Etat chargé des ralations avec le Parlement, Président du Groupe UMP à la Région Ile de France, n'y va pas par quatre chemins, chiffres à l'appui. La grande donneuse de leçons, Marie-Ségolène, n'est pas épargnée sur sa gestion de Poitou-Charentes. Si l'on peut résumer en quelques mots : la gauche augmente fortement les impôts locaux, diminuent les investissements pour augmenter de manière pharaonique les frais de représentations et de réceptions.
Aucune surprise quand on apprend, par exemple, que les nombreux voyages à l'étranger de Miss Poitou, dont on ne voit vraiment pas l'utilité, mise à part se balader aux frais de la princesse, ont bien été financés par les contribuables de la Région dont-elle est la bien " piètre " Présidente.
Cher Monsieur ou Madame ?
Vous communiquez caché, vous êtes un de ces nombreux agents de la désinformation du gouvernement. Vous devrier vous pencher sur les frais de bouches du gouvernement et toutes les cérémonies mélangées UMP et gouvernement. Nous ne savons plus si c'est l'ump ou le gouvernement qui nous gouverne.
Pour rappel le ministre du budget (et donc des impôts)est aussi trésorier de l'ump. Eric convoque Woerth pour vérification comptable. Nous n'avons rien à envier au pays en développement en terme de collusion, corruption et autres "fraternités".
Cher(e) Anonyme,
Merci de nous apporter une information de si haute qualité, à nous qui en sommes si dépourvus.
Cependant je vois que vous vous interrogez, - qui nous gouverne ? - nous demandez-vous.
Et bien c'est le Gouvernement.
J'espère avoir répondu à votre question, fort simple il faut l'avouer. Il n'en eut pas été de même s'il avait fallu vous répondre à une question comme par exemple : Où est l'opposition ?
Nous allons essayer de le demander à un de ses membres, Peillon dit "Le Couard", mais il nous faut auparavant le retrouver.
Et si vous repassez par là, dites nous aussi ce que pense Marie Ségolène de la Proposition de Martine de porter l'âge de la retraite au delà de 60 ans ?
Bien à vous.
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